L'acte de médiation

Pourquoi notre ancêtre a peut-être participé aux campagnes napoléoniennes et laissé sa vie à la Bérésina, lors de la retraite de Russie ! (cf. exposition au château de Morges " Les Vaudois de Napoléon " ; la Suisse devrait fournir 16'000 hommes à l'Empereur).

Très inquiets pour l'avenir de la Suisse, pour l'avenir de leur canton, des patriotes -les pères de la patrie, comme on les nommera plus tard- beaucoup d'hommes de notre région dont on lit aujourd'hui le nom sur les plaques des rues : les Monod, Secrétan, Muret, Pidou, J-J. Cart, etc. lancent un appel désespéré au Premier Consul Bonaparte et sollicitent son arbitrage, sa médiation. Les troupes françaises reviennent.

"Habitants de l'Helvétie, vous offrez depuis deux ans un spectacle affligeant. Vous vous êtes disputés depuis trois ans sans vous entendre. Si l'on vous abandonne plus longtemps à vousmêmes, vous vous tuerez trois ans sans vous entendre davantage. ".

Celui qui avait proclamé que le soleil retournera du couchant au levant plutôt que Vaud retourne sous la domination de Berne, accepte le mandat et prépare avec une commission de délégués helvétiques une nouvelle constitution pour la Suisse et ses dix-neuf cantons.

Le 19 février 1803, il réunit une grande séance solennelle aux Tuileries à Paris et remet aux délégués de l'Ancienne Confédération l'Acte de Médiation qui réorganise tout le pays. (cf. Visite à Paris ce printemps d'une délégation suisse emmenée par Pascal Couchepin, président de la Confédération).

C'est un net retour en arrière, avec une alliance de 19 cantons souverains ne laissant à la Diète fédérale que les seules questions militaires et diplomatiques mais, c'était important pour nous Vaudois, l'indépendance des anciens cantons sujets est pleinement reconnue.